Le journal de Sunny Ripert
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Il y a 1 mois, 1 semaine en début de soirée, 9 commentaires.
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Le signe tabulation en informatique est utilisé pour aligner du texte ou indenter du code. Mais c’est un caractère perfide : dans un environnement à chasse fixe c’est le seul caractère qui a décidé de prendre plus de place que les autres.
Et cette taille est variable, jusqu’à même prendre parfois une taille nulle. Elle est d’autant plus variable qu’aucun éditeur ne s’accorde sur la taille maximale que le caractère doit prendre, entre 8 et 2 caractères. Du coup, ça casse l’indentation voulue lorsque l’on décide de l’ouvrir autre part.
Exemple d’alignement avec des tabulations qui font 8 caractères de large au maximum :
Spam Egg Yoke Foo Bar Yoke Whizzey Bam Yoke
Le même texte affiché dans un éditeur où les tabulations font 4 de large :
Spam Egg Yoke Foo Bar Yoke Whizzey Bam Yoke
On perd l’alignement choisi et donc le sens des colonnes.
De plus, c’est un caractère invisible. Il n’apparaîtra différent d’un espace que dans certains éditeurs de texte. Or mélangez les deux et vous n’avez pas fini de vous tirez les cheveux, surtout lorsque l’indentation est importante, comme en Python.
Le choix de la taille d’indentation doit être choisi par projet plutôt que de s’adapter aux facéties de chaque développeur. En remplaçant les tabulations avec des espaces, ces problèmes n’ont plus lieu.
Enfin la tabulation est pénible à écrire dans certaines applications—comme dans un navigateur web—car la touche tabulation sert avant tout à passer d’un champ à l’autre.
Il y a 1 mois, 3 semaines le soir, 2 commentaires.
La page blanche. Puis viens ce moment pur où, dôté de la maquette du site, il ne reste plus qu’à faire la page la plus propre possible. À nous le choix d’XHTML ou d’HTML, d’utiliser ou pas tt, address, … De créer de jolies listes, des titres à plusieurs niveaux. De choisir avec soin le nom des ids et des classes et de saupoudrer le tout de microformats. Le tout propre et bien indenté.
J’aime ce moment où on peut s’approcher le plus possible des idéaux de l’HTML sémantique… jusqu’à ce que CMS et CSS, bourreaux des cœurs, nous imposent de souiller la pureté de nos documents.
Il y a 3 mois, 2 semaines en fin de soirée, 8 commentaires.
~/.suckrc
Dotfiles are where the user configuration is usually hidden on Unix systems. They are responsible for the gigantic difference between ls and ls -a in your home directory.
Why dotfiles suck:
.kde or .gnome2The solution: programs should place their configuration in ~/.config/. As simple as that. Only a few applications do that. It ought to change.
Il y a 3 mois, 4 semaines de mi-matinée, 1 commentaire.

L’année dernière j’inaugurais le premier Barcamp autour de Rails sur Paris. Cette année la deuxième édition du RailsCamp Paris a eu lieu ce samedi dans les locaux de Sun. Les locaux étaient magnifiques et les salles de conférences avaient la bonne taille pour ces petites présentations d’une heure.
Dans cette édition moins de course entre chaque conférence et plus de discussions de couloirs extrêmement intéressantes. Différence dans les discussions par rapport à l’année dernière : github est beaucoup plus cité, louangé et rares sont ceux qui ne s’en servent pas aujourd’hui :)
La communauté Rails se porte bien, ça ne manque pas d’offres d’emploi et malgré que les inscriptions aient atteint les 100 participants assez rapidement on rencontre malgré tout de nouvelles têtes.
Je repars avec de bonnes listes de plugins, des bonnes idées de trucs à faire avec CouchDB, des promesses de fork et une folle envie de me replonger dans du Ruby :)
Merci à l’association Ruby France et aux nombreux sponsors de faire vivre cet événement (et de nous fournir en montagnes de pizzas !).
Il y a 4 mois, 1 semaine le soir.
Le projet de loi HADOPI et sa “riposte graduée” c’est mal.
Il y a 4 mois, 3 semaines tard la nuit, 2 commentaires.
Un article fait le portrait de ma maman dans “Notre Île”, le mensuel d’informations locales de ma commune L’Île-Saint-Denis. Elle a été interviewée à l’occasion de l’obtention de sa médaille de la Légion d’Honneur et de son départ pour le Danemark.
Voici le transcript numérique du “Portrait-Métier” de l’édition de janvier 2009 :
Jayne Ireland
L’Île va compter une habitante de moins. Jayne Ireland, îlodionysienne engagée, Américaine et nouvellement décorée du ruban rouge napoléonien, prend sa retraite au Danemark. Pour nous, elle a accepté de se retourner sur quarante années françaises, dont trente dans
« notre sympathique village ».
« Je suis Américaine. Je suis venue en France après Mai 68 car mon premier mari, Roger Ripert, m’avait dit que c’était ici que le mouvement alternatif allait réussir… »dit-elle dans un joli sourire. Elle se souvient de la jeune fille de Boston, lancée à la découverte de la France« pays ingouvernable aux 365 fromages », des nouveaux fruits et des nouveaux légumes et surtout de l’apprentissage de la cuisine française. Des années de jeunesse qui ne sont pas placées sous le signe de la facilité. Jeune maman, elle assume de front le travail, maîtresse auxiliaire dans les collèges du 93, et la poursuite de son doctorat de chimie.Du courage
Valeur centrale, un courage de pionnier américain.
« C’était difficile d’aller au cours le samedi ou d’étudier le soir après une journée de travail quand ma fille dormait. Mais c’est très important que d’autres femmes sachent qu’on peut le faire »dit-elle. Au carrefour de son diplôme de chimie et son intérêt pour les aliments, elle trouve du travail dans un laboratoire (l’AFSSA) qui dresse une banque de données sur la composition nutritionnelle des aliments. Une œuvre scientifique qui lui vaut, à l’heure du départ à la retraite, d’accrocher à sa veste le fameux ruban rouge. Une distinction qu’elle arbore avec fierté mais en gardant une âme d’enfant. Si le chat perturbe l’entretien, elle lâchera sans hésiter les hochets du protocole pour le poursuivre avec un vaporisateur.Autre valeur importante de sa vie, l’engagement.
« Il est important de regarder au-delà de son cercle immédiat. On pense qu’on est petit et impuissant, mais ensemble on peut faire bouger les choses, ce n’est pas sans espoir »dit-elle.Un espoir qu’elle a notamment rallumé au sein du groupe d’Amnesty International sur l’île et les alentours.
L’association internationale agit en mobilisant les opinions publiques en soutien aux personnes victimes de répression. Notamment en pétitionnant souvent avec efficacité pour les prisonniers maltraités ou injustement retenus.
« Je suis quelqu’un de timide, mais avec le soutien d’un groupe comme Amnesty, on peut beaucoup »explique t-elle.S’engager
Jayne Ireland laisse à L’Île-Saint-Denis beaucoup d’elle-même. Son fils, Sunny, jeune web-développeur plein de promesses habite ici. Le souvenir de sa fille Uranie aussi vit ici. La jeune artiste peintre qui enseignait à Villeneuve-La-Garenne est décédée subitement en 1997. Une vie entière. Une nouvelle s’ouvre au pays de son second mari. Les années françaises n’auront pas vu le triomphe ici d’un mode de vie alternatif promis et c’est paradoxalement des États-Unis que vient un vent d’espoir avec l’élection de Barack Obama.
« Je suis née en 1947, notre génération s’est battue, pour que l’on accepte les enfants noirs dans les écoles. J’ai vu Kennedy et Luther King… Obama ne va pas tout changer, mais je suis à nouveau fière d’être américaine,lance-t-elle.Est-ce qu’on voit des sénateurs noirs ici ? »
Il y a 5 mois, 1 semaine terriblement tôt le matin, 1 commentaire.

Google Mobwrite est une petite application web qui sert à synchroniser des champs de formulaires en temps réel.
Avec un brin de JavaScript, n’importe quel champ texte devient un éditeur de texte temps-réel comme SubEthaEdit en appliquant les changements chez tout le monde en même temps.
La synchronisation, la fusion et la résolution des conflits entre différents utilisateurs est un problème compliqué dont Google Mobwrite se charge. Votre application finale aura simplement à conserver en mémoire le dernier formulaire envoyé.
Si vous avez une toute petite application, il vous suffit d’avoir des identifiants uniques sur vos champs de formulaires et d’ajouter ces quelques lignes de JavaScript :
<script type="text/javascript" src="http://mobwrite3.appspot.com/static/compressed_form.js"></script>
<script type="text/javascript">
mobwrite.syncGateway='http://mobwrite3.appspot.com/scripts/q.py';
mobwrite.share('identifiant-du-champ', 'identifiant-du-2eme-champ', ...);
</script>
Si vous comptez utiliser ce service un peu plus vous êtes invités à héberger votre propre application ou de la créer gratuitement sur Google AppEngine (se fait en 5 minutes).
J’ai implémenté Google Mobwrite sur Edith (edit.sunfox.org) en me créant un compte Google AppEngine très rapidement. Depuis, plus de problème d’écrasement de données si plusieurs personnes ont une page ouverte en même temps.
Il y a 5 mois, 3 semaines à l'heure du goûter, 2 commentaires.
Il y a 6 mois, 3 semaines à l'heure du goûter, 18 commentaires.
Û !
Écoutez ceci une bonne fois pour toutes : les majuscules prennent aussi des accents. À mon grand regret beaucoup de monde évite soigneusement de mettre des accents ou des cédilles rien que pour d’vieux problèmes d’impression. Ça devrait pourtant en être fini aujourd’hui des machines à écrire et des limitations de Windows !
Être accentuée est le rêve de toute majuscule alors soyez sympa, pensez à elles.
Il y a 7 mois à midi, 3 commentaires.
Compte-rendu de trois rencontres autour de Ruby et Rails.
Les conférenciers de la Rails Party on eut entre 40 et 5 minutes pour nous parler de : RSpec, bonnes pratiques Active Record, Facebooker, indexation de bases de données avec Sphinx, Lazy pagination, YAPS, migration vers Rails 2.2, i18n dans Rails 2.2, déploiement d’une très grosse appli Rails et desktop. Ces conférences était extrêmement intéressantes et n’avaient rien à envier aux conférences payantes du lendemain ! Domamge qu’il ait fallu parfois tendre l’oreille vers deux bonnes présentations en même temps.
Chapeau bas à Jean-François et au reste de l’équipe de Ruby France d’avoir organisé cette rencontre un brin informelle et surtout gratuite en si peu de temps.
![[Logo Paris On Rails]](http://sunfox.org/blog/wp-content/uploads/2006/11/parisonrails.png)
DHH, le créateur de Rails a répondu à nos questions depuis Chicago. Il est bon de le voir s’emporter (il a dit bullshit
, je suis témoin !) quand on lui a posé une question sur Merb. Pour ma part j’ai été plus politiquement correct, je lui ait demandé quel t-shirt il portait :]
Michael Koziarksi membre de l’équipe de développement de Rails, nous faisait une conférence sur les performances de Rails. Extrêmement instructif mais en anglais avec un accent néerlandais débité à une vitesse folle. Je relirais ses diaporamas avec grand intérêt.
Don’t be a Ruby developer
J’ai particulièrement apprécié la vidéo-conférence de Russ Olsen, l’auteur du livre Design Patterns in Ruby pour ces anecdotes sur les tous premiers pots en terre glaise décorés comme des paniers, sur son fils de 8 ans et lorsqu’il rappelait à quel point il ne fallait jamais s’arrêter sur une technologie et toujours voir de l’avant. Si j’aime la communauté Ruby c’est aussi parce qu’on y parle beaucoup d’Erlang, Smalltalk, io et autres langages.
Mathieu Fosse nous vantant les mérites de la librairie JavaScript Mootools et Didier Lafforgue de Liquid, un moteur de rendu de pages bien trop complexe. Mais aucun des deux n’a réussi à me convaincre d’utiliser leur techno.
Guillaume Desrat a fait une très chouette présentation avec les nouveautés de Ruby 1.9, (avec un interpréteur 4.5 × plus rapide que Ruby 1.8 !) qui donne envie d’y passer.
Les tests, c’est bien
On retrouvait Jean-Michel Garnier pour nous parler des tests d’interface Web qu’il n’aimait pas faire l’année dernière. Ces tests d’interfaces d’exemples étaient assez simples pour que ça me convainque d’en faire, au moins un minimum. Merci Jean-Michel d’être passé me dire bonjour :). Philippe Hanrigou, ensuite, présentait les tests d’acceptation en distribuant les tests avec Selenium Grid. On en retiens que les tests c’est bien mais que c’est long et qu’il faut bien se garder d’avouer qu’on en fait pas…
C’était l’occasion de se détendre, de manger une soupe à l’oignon et de continuer de très intéressantes discussions autour de Ruby, en petit comité, avec des habitués de Ruby France.
Merci aux organisateurs, sponsors et à Julie et ma boîte Cosmic Communication de m’avoir offert la journée pour aller aux conférences payantes de Paris On Rails. C’est à ça qu’on reconnaît les entreprises dans lesquelles on aime bosser :)
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